• Emy

Une année dans l'Armée de l'Air


SOMMAIRE


1) AVANT L'ENGAGEMENT

  • Mon premier contact avec l'Armée

  • Après le bac

  • Mon entrée ratée au CIRFA

  • Création du dossier

  • Passage des tests de sélection

  • Résultats : pas sélectionnée


2) LA SIGNATURE DU CONTRAT DE VOLONTAIRE

  • La proposition du CIRFA Air

  • Pourquoi j'ai accepté


3) LA FORMATION MILITAIRE

  • L'école de Saintes

  • Le logement

  • Les cours

  • La dernière semaine

  • La présentation au drapeau


4) MON ANNEE DE VOLONTAIRE


5) LA FIN DU CONTRAT

  • Pourquoi j'ai repris mes études

  • Le bilan des apprentissages

  • Le BESTOF des remarques !

  • Ma vision de l'Armée Française (avant/après)

  • Conclusion


 


1) AVANT L'ENGAGEMENT


  • Mon premier contact avec l’Armée


Au lycée, un capitaine de l’Armée de Terre était venu nous parler des métiers au sein de l’institution. Une fois par mois, il tenait une permanence dans la ville de mon lycée. Je suis donc retournée le voir car son intervention avait attiré mon attention. C’était un homme absolument adorable et sincèrement gentil (premier cliché de la grosse brute brisé).

Pour les mineurs, il existe une semaine découverte (PMD) que l’on peut passer avec d’autres jeunes dans certains régiments. N’ayant encore jamais fait d’immersion dans le monde du travail, je me suis dit que ça pouvait être intéressant et j’ai donc passé une semaine de vacances scolaires au sein d’un régiment de l’Armée de Terre.


Chaque jour, avec les autres jeunes, on avait des cours théoriques en classe, puis des ateliers extérieurs : marche, course, petites techniques de survie, présentation de chars, déplacements tactiques.. Ambiance bonne enfant et légère car nous étions civils et mineurs.

On avait porté des treillis toute la semaine, je me rappelle qu’on rigolait beaucoup, on était devenu un groupe soudé très rapidement et je trouvait que tout ce qu’on nous apprenait était hyper intéressant.

Mais après une douleur importante au diaphragme et une visite chez leur médecin, j’étais interdite de sport. Je m’écroule en larme, honteuse et déçue, pensant que je n’avais pas les capacités physiques de base.

Je me dis donc que l’Armée n'était pas un endroit pour moi, même si le stage m’avait beaucoup plu.

Photo : Eugénie L.


  • Après le bac

Après un bac scientifique.. J’étais un peu pommée pour la suite.

J’avais choisi sans grande ambition de suivre la première année de licence de Sociologie à l’Université de Rennes. Et je me suis vraiment ennuyée !

Par contre, j’ai bien profité de la vie étudiante et de mon premier appart. Je me suis même découvert une véritable passion pour le sport alors que j’avais détesté ça au lycée !


A cette époque, je vivais à fond mon autre passion qui était la photographie. J’étais très attirée par le reportage, par l’aviation et être dans le feu de l’action : l’idée de devenir reporter-photographe me trottait dans la tête…

En cherchant des infos sur des idées de carrière, je me suis retrouvée sur le site internet de l’Armée de l’Air. Je suis tombée sur une fiche de poste de la spécialité « technicien image ».

Pour moi, l'Armée Française incarnait des valeurs importantes : le respect, la rigueur, l'appartenance à une communauté, le dépassement de soi, l'excellence, la défense du pays (on commençait à avoir des attaques terroristes à ce moment).

  • Mon entrée ratée dans le CIRFA Air

Pour avoir plus d’informations, je me suis rendue au bureau de recrutement de ma ville de l’époque, à Rennes. En attendant que quelqu’un arrive à l’accueil, j’ai touché à un présentoir où se trouvaient des CD. J’étais stressée et ça m’a rendue maladroite… J’ai tout fait tombé par terre XD Super comme première impression !!

Je suis passée pour un vrai boulet et j’étais toute rouge..


  • Création du dossier

Prise en charge par les conseillers, j’apprends que cette année là, l’Armée ne recrute que 3 personnes sur toute la France dans la spécialité qui m’intéresse.

Forcément, j’ai choisi LE truc le plus bouché ^^’


J’apprends aussi qu’on peut passer les sélections pour un choix de 3 spécialités, à noter de 1 à 3 dans l’ordre de préférence. En gros, si tu n’es pas pris à ton premier choix, tu seras peut-être pris sur ton option 2 ou 3. Il y a une quarantaine de spécialités très variées, de la secrétaire au pilote en passant par le cuisinier, le technicien radar ou encore le mécanicien avion.


Mais bon, moi je n’avais qu’une seule envie en tête : la spécialité Technicien image, qui correspond à photographe/ vidéaste. Donc je n’ai mis qu’un seul choix !

  • Passage des tests de sélections


Une fois le dossier rempli et envoyé, j’ai reçu une convocation pour les deux jours de tests de sélection.


Dans ma grande chance, le centre Ouest de trouve à Rennes ^^



Je me retrouve donc au centre de sélection, avec d’autres jeunes ayant postulé dans une des 3 armées (Terre, Air, Marine), car ce sont des tests d’entrée communs à toutes les spécialités des 3 armées.


Ensuite, chacun aura d’autres examens ou non selon la spécialité demandée.

La première journée :

  • examens médicaux (test de l’audition, de la vision, passage devant un médecin..) Cette première étape est éliminatoire pour certains (la daltonie par exemple).

  • test sportif : parcours d’agilité, Luc léger, tractions/suspensions


La deuxième journée :

  • tests psycho-techniques sur ordinateur

  • test d’anglais

  • entretien de motivation avec 2 personnes


On dort une nuit sur place dans des dortoirs, on mange au Mess (cantine militaire).


Pendant ces 2 jours, notre comportement est aussi observé :

les comportements non-acceptables en vie de groupe seront notés dans les appréciations. Les comportements positifs seront également relevés !



C’est marrant parce que tu vois tout de suite ceux qui sont là sans savoir pourquoi et qui ne sont pas préparés, contre ceux qui sont vraiment motivés ! Y a des nanas qui ont tenu 3 aller-retour sur le Luc léger, avec des ballerines aux pieds ^^’

  • Résultats : pas sélectionnée

Peu après, les résultats tombent : je ne suis pas prise.

Un peu déçue et vexée, d’autant plus que j’avais un très bon dossier.

Mais la réalité est qu’il n’y avait que 3 places pour toute la France..

Peut-être que ça s’est joué à pas grand chose ! Va savoir.



2) LA SIGNATURE DU CONTRAT DE VOLONTAIRE



  • Proposition du CIRFA Air

Le centre de recrutement m’appelle dans les jours qui suivent, avec une proposition :

« On a besoin de quelqu’un pour compléter l’équipe au CIRFA et nous aider à l’accueil, ça sera un contrat d’un an de Volontaire. T’es la première personne à qui on a pensé, ça t’intéresse ? »


"On a besoin de quelqu'un (...), ça t'intéresse ?

  • Pourquoi j’ai accepté

Un contrat de Volontaire, c’est peu spécial :

1 an, 35h/semaine, payé environ 800€ par mois.

Beaucoup se diraient « jamais de la vie, c’est une arnaque »!


Mais déjà à l’époque, j’avais cette vision globale et je voyais tous les intérêts qu’il pouvait avoir à accepter une telle proposition, par rapport à mon projet.

Signer un contrat de volontariat, ça me permettait :

  • de mettre un pied dans l’institution

  • de faire les classes militaires de base sans trop de pression

  • d’avoir de la visibilité à 1 an

  • de recevoir mon premier salaire fixe et gagner en autonomie

  • de découvrir cet univers de l’intérieur avant de potentiellement signer pour 5 ans

  • avoir un dossier béton pour repasser la sélection

  • avoir une première expérience professionnelle sérieuse et reconnue

  • tester et dépasser mes peurs/croyances/limites de l’époque


Je terminais ma première année de licence de Sociologie, et entrer dans l’armée de l’Air était à ce moment ce qui me faisait le plus vibrer. La petite porte étant souvent la meilleure, j’ai signé !

Le 06/06/2012, à 19 ans, je devenais militaire pour une année.


3) LA FORMATION MILITAIRE

Début Octobre, je pars à l’école militaire de Saintes en train depuis Rennes, pour commencer mes 6 semaines de classes avec une centaine d’autres jeunes (une Section = une promotion).

Je me retrouve dans la Brigade 23, une classe d’une vingtaine de jeunes, affectée à un formateur et un assistant. Chaque brigade (classe d’élève) a ainsi 2 responsables.

  • L’école de Saintes

Les deux premières semaines, on doit tous rester dans l’école.

Quelques personnes se sont désistées les premiers jours, une sorte d’écrémage de ceux qui n’ont pas vraiment envie d’être là.


On nous remet toutes les tenues militaires (de terrain, de cérémonie, de bureau), les mecs se font raser la tête (c’est assez drôle de les voir sortir tout penaud de chez le coiffeur) et les filles apprennent à faire des chignons impeccables (perso j’ai bien galéré avec ça!).

La journée, on n’a pas le droit à nos téléphones. On est constamment tous ensemble, brigade par brigade, et la cohésion se forme petit à petit. On vient de toute la France, certains seront mécaniciens, d'autres secrétaires, d'autres au service médical ou encore maîtres-chien. Nous sommes très peu de Volontaires, les autres seront MTA (Militaire Technicien de l'Air, première strate juste avant les sous-officiers, équivalent de Militaire Du Rang dans l'Armée de Terre).

  • Le logement

Toute la section loge dans des chambres en dortoir de 6 personnes.

Les deux premiers étages pour les garçons, le 3ème pour les filles.


J’ai vraiment eu de la chance d’être tombée sur les meilleurs coloc du monde, qu’est-ce qu’on a pu se marrer !! Deux d’entre elles étaient mamans, et on s’est toutes vite bien aimé.


Chaque matin, on est réveillés au clairon et on a 5min pour être prêt en bas et en rang.

Je peux te dire que ça a mis du temps avant qu’on soit irréprochables.

Si un mec n’est pas bien rasé, a mal lassé ses rangers, n’a pas fermé une poche de veste, a oublié son ceinturon… Le temps qu’il remonte pour régler le problème, toute la brigade doit attendre en position gainage dans les gravillons !


Un soir, il y avait un déchet dans la mauvaise poubelle à l’étage des filles. Ils n’ont pas cherché à savoir qui c’était : toutes les filles ont dû descendre en pyjama et faire la chaise contre le mur pendant 10min, sous le regard des garçons qui rigolaient bien !

Chaque matin, on doit faire nos lits au carré. Si ce n’est pas parfait, les responsables balancent tout par terre. Pareil pour le ménage : ils passent un doigts sur les joints, au dessus des armoires, derrière le radiateur… S’il y a UNE poussière, on en prend plein la gueule ^^’

Je peux te dire qu’après 6 semaines, ça met les pendules à l’heure de pas mal de personnes sur la propreté, savoir se lever le matin, savoir s’habiller correctement, avoir l’esprit d’équipe, savoir vivre en communauté et savoir faire son lit ! Et ça ferai du bien à beaucoup de gens..



  • Les cours


La majorité du temps, on est en classe pour suivre des cours théoriques :

Réglementation, anglais, protocoles, anatomie d’une arme, situations de crises, etc…


Chaque jour on a aussi des ateliers pratiques variés :

Marcher et chanter au pas, tir à blanc et sur simulateur, grandes marches, orientation, topographie, communications codées, déplacements tactiques, secours au combat, sport, parcours du combattant en équipe, simulation d’attaque au gaz, etc..

Etant donné que je n’étais qu’en formation de volontaire, je n’ai eu que 6 semaines de classes, ce qui est vraiment très court.

Les formations militaires des sous-officiers et officiers sont bien plus complètes et plus longues, et j’avais hâte de passer à l’école des sous-officiers !!


  • La dernière semaine

Sans doute la semaine la plus importante et la plus intense : celle où on met tout en application sur le terrain. J’en ai un peu chié sur le moment mais je voudrai tellement le refaire !!


Je pourrai écrire un article entier juste sur cette semaine là… Donc je vais faire un très bref résumé :

On a quitté la base école pour aller dans un petit camp en forêt avec de grandes tentes (on dormait sur des lits de camps par groupe d’au moins vingt personnes). Les douches étaient de petites cabines temporaires, les 2 ou 3 douches qu’on eu de la semaine étaient limitées à 3min (si mon souvenir est bon), on mangeait dans un mess sous tente aussi.


On a passé la semaine avec nos famas, on dormait avec, on mangeait avec, on pissait avec, on l’emmenait dans la douche (y avait une case pour le poser dedans).. On devait apprendre à ne jamais s’en séparer, pour éviter de se le faire dérober.

Au début c’était un peu bizarre de dormir avec un famas entre les jambes, mais on s’habitue vite à devoir le garder précieusement.

On a fait beaucoup d’exercices différents, toujours immergés en forêt :

Déplacements tactiques, tir à blanc, lancé de grenades-plâtre sur cible, longues marches, bivouac avec tours de garde, zones à défendre / à infiltrer, trous de combats et camouflage, vision nocturne, orientation… Et j’en oublie (c’était il y a 10 ans!)


J’en ai chié parce que la nuit il faisait trop chaud dans le dortoir et je n’arrivais pas à dormir donc j’ai vite été exténuée. On nous confiait des responsabilités à tour de rôle sur des tâches variées, pour tester nos aptitudes d’organisation et de management.

J’ai absolument adoré ce stage, je m’en souviendrai toute ma vie !


On a appris beaucoup de choses que je juge utiles et que tout le monde devrait apprendre :
se sortir les doigts du cul, l’entraide, la cohésion, le dépassement de soi, des techniques de survie, vivre et se déplacer en pleine nature, l’humilité, le respect, la détermination, la rigueur, etc..

Ce sont des compétences utiles dans la vie en générale, que l’on soit pour ou contre les armes (ce que je comprends et je suis d'accord aussi mais je trouve ça utopique car les Hommes ont toujours eu des armes et en auront toujours), mais c’est tout le mode de vie autour qui est riche en valeurs et apprentissages.

Etre militaire, ça ne veut pas forcément dire vouloir tuer des gens, mais ça..

J’y reviens dans la conclusion.

  • La présentation au drapeau (PAD)



Le 8 novembre 2012, à l’issu des 6 semaines de classes militaires, nous avons eu la cérémonie de la présentation au drapeau :



Les familles, amis, collègues pouvaient venir assister à la cérémonie. Quelle fierté, pour nous comme pour eux !

Nous avions une tenue spéciale, que je n’ai porté que ce jour-là.



L’arrivée se fait brigade par brigade, au pas et en chantant « Le chant des partisans », notre chant de promotion. On se place autour de la place des armes, puis un Général fait son discours avant de passer en revue chaque brigade.

C’est très cérémonial, un peu long et tout est réglé comme du papier à musique !




Puis on repart pour se réunir dans une grande salle, où ils annoncent les 3 premiers de la promotion qui reçoivent les félicitations. Ensuite, on nous remet nos certificats d’aptitudes élémentaires militaires, nous faisons un dernier Salut tous ensemble…

Et c’est fini !

On repart avec nos familles, nos gros sacs d’affaires militaires et la tête pleine de ces 6 semaines de formation. On se dit au revoir, les liens créés sont fort car nous avons partagé des moments intenses et hors du temps ensemble.



4) MON ANNEE DE VOLONTAIRE


Une fois les classes effectuées, je retourne à Rennes pour travailler au CIRFA Air.

Mon équipe est composée d’un capitaine, un major, un adjudant-chef et un sergent-chef.

Au début, je ne comprenais presque rien des discussions car comme dans tout milieu… Il y a un jargon bien spécifique avec plein d’abréviations, de sigles et de vocabulaire technique !

Mon bureau, c’est l’accueil : je reçois toutes les personnes poussant la porte du CIRFA.

(Donc rien à voir avec des missions commandos, l'arme à la main !)


Petit à petit, mes missions se sont diversifiées et j’ai eu plus de responsabilités :

  • Tenue du stand au Salon de l’Etudiant et dans un lycée pour parler de l’institution et des spécialités,

  • accueil,

  • standard téléphonique,

  • archivage des dossiers,

  • assistance aux conseillers pour créer et gérer les dossiers de candidatures,

  • création complète de livrets d’informations sur les spécialités de l’Armée de l’Air en collaboration avec un infographiste,

  • élaboration de documents variés,

  • mise à jour de données,

  • permanences dans nos antennes, etc..




Pour un premier vrai travail, c’était très formateur ! Dès que je commençais à m’ennuyer et à mesure que j’apprenais les choses, on me confiait de nouvelles missions.



J’ai passé les grades rapidement (seuls les Volontaires ont ce droit là), terminant mon contrat comme Sergent, à 20 ans, grade maximum pour un Volontaire. J’étais donc totalement prête, investie et motivée pour intégrer l’école des sous-officiers !!





5) LA FIN DU CONTRAT

  • Pourquoi j’ai repris mes études

Pendant mon année au CIRFA, j'ai repassé une deuxième fois les sélections (on peut le faire 3 fois maximum). Toujours très peu de places, mais cette fois j'étais déjà militaire et j'avais un dossier béton. Et... Je n'ai toujours pas été sélectionnée !!


En faisant mes recherches, j'ai lu le dossier d'un mec ayant été recruté et c'est là que je me suis totalement refroidie : il n'avait même pas d'expérience en photographie, et mon dossier était bien meilleur sur plusieurs aspects.


Alors je me suis dis que le destin réservait un autre chemin.

En parallèle, vers la fin de mon contrat, est arrivé entre mes mains par la poste le catalogue des formations étudiantes pour la rentrée de 2013. En le feuilletant pour passer le temps, je tombe sur un titre qui me fait l'effet d'un coup de foudre :

"BTS GESTION ET PROTECTION DE LA NATURE"


J'ai été voir le programme, et ça a été une évidence. Si l'Armée ne voulait pas de moi, alors j'allais suivre cette formation !!

  • Le bilan des apprentissages

Quand tu vis ça à 19/20 ans, comme première véritable expérience professionnelle dans un univers totalement nouveau, c'est très formateur.

Voici les principales que j'ai apprises ou développées (il y en a bien sûr beaucoup d'autres) :


SAVOIR

- Fonctionnement réel et global de l'Institution

-Système du recrutement de A à Z


SAVOIR-ETRE

- Humilité

- Cohésion / Appartenance

- Dépassement de ses limites

- Responsabilités / Gestion d'équipe

- Détermination / Rigueur


SAVOIR-FAIRE

- Monter / Démonter un fusil d'assault

- Déplacements tactiques en équipe / notions de camouflage et infiltration de zone

- Notions de secours au combat

- Tir au fusil


Tout cela n'a évidemment été qu'à un niveau de débutant, je n'ai pas la prétention d'avoir suivi une formation militaire poussée ! Au contraire, j'aurai tellement aimé poursuivre en école de sous-officiers ou d'officiers..

Mais ça aura été un bon socle, équivalent à un service militaire selon moi.


  • Le BESTOF des remarques !

Pour terminer sur une note "humoristique", voici des choses qu'on m'a dites quand j'étais engagée et les années qui ont suivies quand je parlais de mon expérience militaire :


- "Tu veux tuer des gens !"

- "Tu aimes faire la guerre ?"

- "Si j'avais su ça avant, je ne t'aurai pas recruté en stage"

- "Tu sais que tu peux mourir en mission ?"

- "T'as fais des études dans la protection de l'environnement après avoir été dans l'Armée ? Je comprends pas, c'est totalement opposé !"

- "T'as été dans l'Armée ? On dirai pas, t'es super sympa"

Voilà celles qui me reviennent, j'en oublie certainement beaucoup.. Mais c'est pas plus mal !


  • Ma vision de l'Armée Française


Ma vision globale AVANT l'engagement :

- Tous les militaires sont de gros sportifs, avec un sens du respect et une loyauté infaillibles

- Chacun donne son maximum pour protéger la France et est engagé pour défendre des valeurs fortes, dans un esprit de communauté et de professionnalisme propre à l'Armée Française


Ma vision globale APRES l'engagement :

- Tous les militaires ne sont pas des sportifs ni des combattants

- Beaucoup de militaires sont comme tout le monde avec une routine métro-boulot-dodo. Ce sont des femmes et des hommes ordinaires avec des enfants, ils portent simplement l'uniforme pour aller travailler et peuvent être réquisitionnés en cas de gros conflit

- Comme partout, il y a des cons... mais aussi beaucoup de gens adorables et intelligents




  • Conclusion

J'espère qu'après la lecture de cet article et que ma toute petite expérience en immersion t'auras au minimum prouvé que ce n'est pas un milieu sanguinaire rempli de dégénérés prêts à tuer n'importe qui. Je ne suis pas rentrée trop dans le philosophique car je tenais surtout à raconter mon expérience concrète, et l'article est déjà bien rempli !


N'hésites pas à me contacter pour me faire part de tes commentaires et questions.


Et demandes-toi dans quel état serai la France aujourd'hui s'il n'y avait aucune Armée pour surveiller et protéger 7j/7 - 24h/24 ?

La réalité n'est pas un monde de bisounours, il y aura toujours des fous pour chercher à nuire, et crois moi.. Sans protection professionnelle, la France serai une véritable zone de guerre.


Think about it ;)

Joyeux 14 juillet !!


Emy

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